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Privilégier la cohabitation de toutes les solutions de mobilité

Selon Vélofollies, le plus grand salon dédié au vélo en Belgique, le nombre de vélos neufs vendus avait encore augmenté de 2% en 2017 par rapport à 2016. La part de marché des vélos électriques atteint 45% alors que les vélos de villes occupent 23,5% du marché et les vélos de courses 10,7%. L’enquête de Vélofollies révèle encore qu’en 2017, ce sont les vélos pour femmes qui se sont le mieux vendus, 63% contre 37% pour les vélos pour hommes.

Le vélo bénéficie aujourd’hui d’un vent favorable. Saviez-vous que rien qu’en 2017, le vélo était en Belgique le mode de transport alternatif le plus associé à tous les contenus médiatiques et réseaux sociaux qui évoquaient la mobilité, devant le train, le bus, le tram, le métro ou le taxi.

Rouler à vélo fait partie des apprentissages majeurs de notre petite enfance avec la marche et la natation. Et actuellement, savoir bien rouler à vélo prend tout son sens pour celui qui veut éviter de perdre son temps dans le trafic.  En France, début 2018, une décision a été prise lors d’un comité interministériel sur la sécurité routière : généraliser l’apprentissage du vélo à l’école primaire au même titre que le savoir lire, le savoir écrire ou le savoir nager.

Le vélo a toujours été un des moyens de transport alternatifs les plus économiques et les plus rapides. Les avancées technologiques dont il a bénéficié ces dernières années le placent en principal challenger de la voiture. Visitez Copenhague ou Amsterdam pour le constater. Les ventes de vélos explosent. Grâce aux modèles électriques, beaucoup d’usagers sont prêts à faire le pas. On conduit ses enfants à l’école grâce aux nombreuses déclinaisons de remorques disponibles ou cargo-bike, ces vélos à 2 ou 3 roues configurés pour porter des charges plus importantes que sur des vélos traditionnels . On se rend au bureau chaque jour plus facilement en vélo, que cela grimpe ou non. De plus en plus de vélos sont connectés à des applications qui permettent de déverrouiller son vélo (plus besoin de l’attacher), de choisir un parcours plus sécurisé ou d’engranger des statistiques afin d’optimiser son usage.

Cependant, une autre alternative de déplacement est en train de connaître un succès croissant inédit, c’est la voiture partagée. Dans ce créneau en forte croissance d’utilisation, il faut distinguer l’autopartage en station et en flotte libre (free floating). Les deux solutions cohabitent et prouvent la possibilité d’un usage différent de la voiture en milieu urbain. En 2017, on comptait en Région Bruxelloise 218 stations fixes offrant 623 emplacements soit une augmentation de 25% par rapport à l’année précédente. Et l’objectif en 2020 est d’atteindre 800 emplacements disponibles.

On le lit, l’avenir est donc plutôt à la cohabitation des solutions. La micro mobilité est même compatible avec la voiture, partagée ou non, puisque les moyens alternatifs de transport individuels et pliables (vélos, gyroposds, trottinettes, monoroues) peuvent être emportés pour assurer des déplacements multimodaux.