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La mobilité, un enjeu de société au quotidien

Selon Bruxelles Mobilité, 10% de voitures en moins sur la route permettrait de faire baisser les embouteillages de 40%. C’est un constat des mois de juillet et août durant lesquels le trafic se fluidifie. Il faudrait évidemment tenir compte d’autres paramètres pour résoudre définitivement l’engorgement des routes (travaux, horaires scolaires et de bureaux, …). Alors, la solution passe par une série de mesures à intégrer et de changement d’habitudes liés à une prise de conscience réelle de l’enjeu.

Lorsqu’on évoque l’univers de la mobilité dans les médias ou sur les réseaux sociaux, on ne parle pas seulement de voitures et d’embouteillages mais on évoque aussi les technologies, l’environnement, l’économie, la santé, les énergies, les villes, la sécurité, l’intermodalité et les transports alternatifs. C’est dire si la mobilité a une incidence réelle sur de nombreux aspects de notre vie quotidienne. Ces différents sujets impliquent différents acteurs qui ont tous compris l’urgence de résoudre les problèmes quotidiens de mobilité inter et intra urbaine.

Les constructeurs automobiles sont parmi les premiers à avoir lié cet enjeu à leur avenir. Certains d’entre eux ont d’ailleurs déjà développé des solutions de voitures partagées disponibles dans les grandes villes.

Les pouvoirs publics sont aussi concernés dans leur capacité à insuffler une vision d’avenir en la matière. Que ce soit au niveau fédéral, régional ou local, les décideurs politiques ont la responsabilité d’intégrer cet enjeu à leur vision pour favoriser une meilleure circulation des personnes et des marchandises. De nombreuses initiatives ont déjà été mises en place dans les grandes villes mais de nombreux obstacles subsistent encore tant la tâche est immense. Parmi les moyens directs dont disposent les décideurs politiques, il y a les transports et les travaux publics. La priorité qui leurs est donnée pour aménager et désengorger les villes et rendre plus fluide le déplacement des personnes grâce aux moyens alternatifs fâche encore beaucoup une partie de l’opinion. Mais c’est aussi le rôle des pouvoirs publics de convaincre cette opinion et les acteurs économiques de modifier leurs habitudes et de rejoindre le mouvement.

Les acteurs économiques ont une réelle capacité à faire bouger les lignes : permettre les investissements nécessaires, soutenir des projets innovants, encadrer juridiquement les nouvelles initiatives, réorienter la politique de mobilité de leurs employés, adopter des attitudes en permanence soucieuses des grands enjeux de société auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés.

De façon parfois plus confidentielle faute de moyens, des start-up innovent également. Que ce soit en matière d’outils ou de moyens alternatifs pour se déplacer, les projets sont nombreux pour tenter d’améliorer la mobilité.

Enfin, il y a l’opinion qui peut aussi jouer un rôle majeur dans le changement de paradigme lié à cet enjeu. Quotidiennement et à plus long terme, nombreux sont les citoyens qui ont déjà changé leurs habitudes pour tester ou adopter des moyens alternatifs pour circuler.

Il reste bien entendu encore beaucoup d’initiatives à encourager, de projets à finaliser et de personnes à convaincre avant d’avoir persuadé la majorité d’entre nous de modifier nos gestes et nos habitudes et de penser nos déplacements en incarnant ces nouveaux modes de fonctionnement. Nous sommes convaincus d’être sur le bon chemin, l’objectif ultime étant de réconcilier mobilité, performances économiques, et bien-être des personnes dans leur quotidien privé et professionnel : We are mobility, plus que jamais