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Ça roule pour la voiture partagée !

Selon Parking Brussels, l’Agence qui gère le stationnement dans la Région de Bruxelles Capitale, il y avait, en 2017, 218 stations pouvant accueillir plus de 620 véhicules appartenant aux trois marques qui offrent actuellement un parc de voitures partagées , en station, à Bruxelles : Cambio, Ubeequo et Zen Car. A cette offre s’ajoutait les 570 véhicules disponibles en flotte libre (free floating) de 2 autres acteurs : Drive Now et Zip Car. Les 5 acteurs comptent ensemble plus de 25.000 membres à Bruxelles.

Que ce soit en station ou en flotte libre, le nombre de membres et le taux de charge (ou utilisation) de ces véhicules ne cessent d’augmenter. Les deux concepts sont complémentaires. On constate en effet que les véhicules en station sont en général utilisés pour des trajets plus longs alors que les voitures ou les scooters en free floating sont empruntées pour des trajets plus courts. Le principe d’abonnement est également différent. On paie à la minute et sans abonnement en free floating. On paie sous forme d’abonnement, de formules tarifaires ou de package (parfois de plusieurs heures) pour les véhicules en station.

L’objectif pour les véhicules en station est d’atteindre 800 emplacements en 2020 alors que les sociétés en free floating ne cessent d’accroître leur zone de couverture et leur parc automobile.

Dans d’autres villes, l’offre s’étoffe également. A Anvers, la flotte des véhicules rouges de Poppy compte 350 véhicules en free floating. On trouve également les véhicules de l’offre Bolides à Gand, Anvers et Leuven.

Le partage s’organise aussi entre particuliers à travers des plateformes digitales dont les plus connues ont pour nom Wibee, Drivy, Cozycar, Carasap ou CarAmigo. Le co-voiturage est également encouragé par certains acteurs proposant des applications comme Taxistop, ComOn, Karzoo, Kowo ou Bla-bla Car.

Ce qui frappe dans le concept de voiture partagée, c’est le taux de charge de ces véhicules. A Bruxelles, la voiture d’un particulier reste immobilisée en moyenne 97,9% de son temps. Son taux de charge n’est donc que de 2,1% alors que celui des voitures en station atteint en moyenne 30,3% et celui des véhicules en free floating s’élève à 7,2%.

Nul doute que l’usage de la voiture partagée en milieu urbain devrait participer dans les prochaines années à une amélioration de la mobilité au même titre que les transports en commun, le vélo ou d’autres alternatives encore trop discrètes comme le scooter partagé, le monoroue, la trottinette électrique ou le gyropode.


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