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L’intermodalité, un concept (toujours) très actuel

Selon le Larousse : Utilisation de plusieurs modes de transport au cours d’un même trajet, pour les marchandises ou les voyageurs.

L’intermodalité est un concept à la fois vieux comme le monde et terriblement actuel. Un jour, je peux prendre la voiture puis le train et le taxi. Un autre jour, je peux prendre mon vélo puis le train et le métro. Aujourd’hui, on se déplace beaucoup en utilisant différents modes de transport mais on privilégie majoritairement la voiture, d’où une paralysie de plus en plus fréquente des voies d’accès aux villes et un engorgement quasi quotidien des grands axes urbains. Dans le futur, l’intermodalité devra donc être intelligente et intégrée, sans pour autant oublier l’automobile.

Il ne suffit pas que les autorités décident de réaménager l’espace urbain ou renforcent l’offre de transport public, il faut aussi qu’une volonté politique, entrepreneuriale et citoyenne existe dans le respect des libertés individuelles. Pour y parvenir, chacun doit évidemment faire des concessions et comprendre son intérêt et celui de la collectivité pour une mobilité durable.

Des villes sont devenues célèbres pour leur aménagement en la matière. A Copenhague, aucun souci de circulation. Les artères sont larges et chacun peut y circuler en toute sécurité. Le vélo y est roi parce que comme partout, c’est le moyen le plus simple et le plus économique pour se déplacer mais aussi grâce à une volonté politique née dans les années 70 pour faire face à la crise pétrolière et aux coûts du carburant. Et pourtant, on y circule encore beaucoup en voiture. Ce qui a changé, c’est l’intégration des différents modes de transports. La sécurité des usagers est garantie grâce à de larges pistes cyclables où l’on pratique le cyclisme social : rouler à trois de front soit 2 qui discutent et roulent lentement avec la possibilité pour le 3ème de les dépasser. En hiver, lorsqu’il neige, on déblaye d’abord les pistes cyclables avant de dégager les routes. Dans les rames de métro automatiques (sans pilotes) ou les trains, on parque facilement son vélo. Certaines voies privilégient des feux de signalisation synchronisés en fonction de la vitesse des vélos et non des voitures…

L’objectif n’est pas de privilégier un type de transport mais de faciliter l’usage des différents modes de transport en garantissant la fluidité de leur usage et la sécurité de leurs usagers. L’intermodalité du futur, c’est donc l’assurance d’une mobilité durable des personnes et des marchandises avec tous les moyens de se déplacer qui cohabitent de manière intelligente et intégrée : des transports en commun en suffisance qu’on peut suivre en temps réel grâce à des app, des flottes de transports alternatifs disponibles partout dans la ville, des voitures partagées qu’on déverrouille avec son smartphone, des abonnements intelligents dont la tarification intègre plusieurs mode de transport.

Dans les grandes villes belges, l’offre multimodale existe déjà et doit être encouragée. Elle se renforcera au fur et à mesure de l’aménagement des infrastructures et de l’intégration de toutes les solutions.


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